Livraison gratuite en France dès 99 € · Cultivé et expédié depuis le désert d'Almería · Directement du producteur
Succulentae
4 plantes dans Lithops

Lithops

Les Lithops, ou plantes cailloux, sont les succulentes qui trompent le mieux l'œil. Chaque plante se réduit à une seule paire de feuilles soudées, épaisses et à demi enterrées, dont la face supérieure est colorée et dessinée comme les galets qui l'entourent. Le genre a été décrit par Nicholas Edward Brown en 1922; son nom réunit les mots grecs désignant la pierre et l'apparence. Il appartient à la famille des Aizoaceae et pousse dans les régions arides d'Afrique du Sud et de Namibie, sur des plaines de quartz ou de calcaire où la pluie est rare et strictement saisonnière. Ce camouflage les protège des herbivores: tant qu'elles ne fleurissent pas, on marche dessus sans les voir.

Affichage de 14 sur 4 résultats

Comment est faite une plante caillou

Comprendre son anatomie évite la moitié des erreurs. Le corps visible, ce sont deux feuilles soudées séparées par une fente. La face supérieure est une fenêtre: un épiderme translucide qui conduit la lumière jusqu'au tissu photosynthétique, situé sous le niveau du sol. La plante se prolonge vers le bas par une racine pivotante étonnamment longue. Deux conséquences pratiques: le pot doit être profond plutôt que large (10 cm au minimum) et la plante doit être installée avec la fente au niveau du gravier de surface.

Le cycle annuel: quand arroser et quand s'abstenir

Presque tous les Lithops qui meurent meurent de l'eau, et presque toujours au mauvais mois. Pour l'hémisphère nord, le calendrier est le suivant:

  • Automne (septembre-novembre). Leur saison. Une fleur solitaire, blanche ou jaune, semblable à une marguerite, sort de la fente et s'ouvre l'après-midi. C'est le moment d'arroser: tremper franchement, puis laisser le substrat sécher complètement avant de recommencer.
  • Hiver (décembre-février). Repos et mue. À l'intérieur de l'ancienne paire de feuilles se forme la nouvelle, qui se nourrit de son eau et de ses réserves. On n'arrose pas. Pas du tout.
  • Printemps (mars-mai). Les feuilles anciennes se ratatinent et sèchent jusqu'à former deux pellicules de papier de part et d'autre du nouveau corps. Ce n'est qu'une fois totalement sèches et détachées que l'on peut arroser de nouveau, modérément. Il ne faut pas tirer dessus: si elles ne se détachent pas seules, la mue n'est pas terminée.
  • Été (juin-août). Estivation. Au-dessus de 30 °C la plante s'arrête. Arrosages minimes voire nuls; tout au plus un peu d'eau en soirée si le corps se creuse beaucoup. Des plantes légèrement fripées fin août, c'est normal, ce n'est pas de la soif.

Pourquoi arroser pendant la mue est-il si grave? Parce que la nouvelle paire, au lieu de vivre des réserves de l'ancienne, se gorge de l'eau apportée: les vieilles feuilles ne sèchent jamais, la plante empile deux ou trois paires et le collet, humide en permanence, finit par pourrir. Un Lithops tient des mois sans boire; il ne tient pas une semaine d'excès. Dans le doute, on n'arrose pas.

Lumière, substrat et froid

La lumière est la deuxième cause d'échec. En culture d'intérieur, il leur faut la fenêtre la plus lumineuse de la maison, plein sud, sans voilage. En lumière insuffisante elles s'étiolent: le corps s'allonge en colonne, perd son dessin et ne retrouve jamais sa forme. Une véranda convient parfaitement; si vous les sortez au balcon en été, acclimatez-les progressivement.

Le substrat doit être pratiquement minéral: pouzzolane, pumice, sable siliceux grossier ou akadama, avec 10 à 20 % de matière organique au maximum. Pas de tourbe, qui reste humide plusieurs jours. Un paillage de gravier de la même taille que la plante garde le collet au sec. Côté froid, parfaitement au sec elles supportent des températures proches de 0 °C; avec un substrat humide, 5 °C deviennent déjà dangereux. Un hiver frais, lumineux et sec est précisément ce qui déclenche la floraison de l'année suivante — l'écueil de la culture en appartement chauffé. L'engrais est presque inutile: une application très diluée et pauvre en azote, à l'automne, suffit.

Distinguer les espèces

On compte une quarantaine d'espèces acceptées et une multitude de formes locales. On les sépare par le dessin et la couleur de la face supérieure, la transparence de la fenêtre, la profondeur de la fente et la couleur de la fleur. Les plus courantes en culture:

  • Lithops lesliei: face brun olive parcourue d'un fin réseau de lignes, fleur jaune. L'une des plus résistantes.
  • Lithops aucampiae: tons cannelle à rougeâtres, large fenêtre, fleur jaune. Excellente pour débuter.
  • Lithops karasmontana: faces claires et grises aux sillons bruns ou rougeâtres, fleur blanche. Originaire des monts Karas, en Namibie.
  • Lithops optica, et surtout le cultivar «Rubra»: corps violacés aux fenêtres très translucides et fleur blanche; un peu plus délicate, elle apprécie l'ombre de midi.
  • Lithops pseudotruncatella: première espèce décrite du genre, gris brun et à fleur jaune.

Identifier avec certitude un sujet sans indication d'origine reste difficile, même pour un amateur chevronné: la référence sérieuse, ce sont les numéros de récolte de Desmond Cole. Il ne faut pas non plus les confondre avec les genres voisins: Pleiospilos ressemble à un Lithops géant en granit mais développe plusieurs paires de feuilles, et Conophytum pousse en hiver.

Ce que nous proposons

Nous proposons des Lithops en deux tailles, M et L, ainsi que la référence «Lithops Variedad», un assortiment d'espèces et de coloris pour commencer une collection ou composer une coupe de plusieurs cailloux vivants. Chaque sujet est choisi un par un et expédié au sec depuis Almería vers toute l'Europe. Pour un premier Lithops: pot profond, la fenêtre la plus lumineuse du logement, arrosoir rangé jusqu'à l'automne.